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LE ROI LEAR - PROLOGUE
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Auteur
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William Shakespeare
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Metteur en scène
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Vlad Troïtskyi
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Lieu de représentation
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Le Monfort (Grande salle)
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Adresse |
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106 rue Brancion 75015 Paris M° Porte de Vanves
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Tel : 01 56 08 33 88
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Dates et heures de représentation
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Du 28 nov. au 7 déc. 2012
du mardi au samedi de 14h à 18h30 En partenariat avec le Théâtre de la Ville
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Invitations : 29 novembre à 20h30
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Résumé
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Le Théâtre Dakh dissèque cette célèbre tragédie en choisissant de ne traiter que son prologue et d’en y extraire tout trace de dialogue. Minimaliste le Théâtre Dakh ? Loin de là. Cette version purement visuelle explose d’un patchwork d’influences artistiques, du bunraku, théâtre de marionnettes japonaises manipulées à vue, à la musique envoûtante de l’ethno-chaos band ukrainien DakhaBrakha, présent sur le plateau.
L’absence de discours entraine les personnages, tour à tour mafieux ou marionnette manipulée par ses pairs, dans un étrange rituel païen rythmé par les voix diaphanes de trois femmes vêtues de robes de mariée, qui imprègnent chaque recoin d’une atmosphère mystérieuse. Elles sont tel un choeur antique, témoin impuissant de cette fable tragique, et, tel un choeur, leur présence nous souffle l’écho contemporain des tourments de Lear.
Vlad Troïskyi se demande lui même : « N’y a-t-il pas une quelconque ressemblance entre le royaume de Shakespeare et les réalités actuelles dans l’État d’Ukraine ? »
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Distribution
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Avec : Natalka Bida, Daria Bondareva, Dmytro Iaroshenko, Roman Iasynovskyi, Ruslana Khazipova, Dmytro Kostyumynskyi, Tetyana Vasylenko, Solomiia Melnyk, Volodymyr Minenko, Anna Nikityna, Igor Postolov, Vyshnya Zo, Musiciens DakhaBrakha : Marko Halanevych,Iryna Kovalenko, Nina Garenetska, Olena Tsybulska.
Lumière : Nataliya Perchishena, Mariya Volkova Masques : Natalia Marinenko
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Mise en scène
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Rêverie théâtrale et musicale autour des malheurs du vieux roi qui veut partager son royaume entre ses trois filles, contre les preuves de leur tendresse, et se voit chassé. Thème de l’amour et de la trahison, mais aussi vision d’une Ukraine rurale, chahutée par l’Histoire, à travers les rites d’une fête archaïque et baroque. Inutile de connaître la pièce de Shakespeare pour être envouté par cette féérie..
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Bio expresse
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Vladislav Troïtskyi, né en Russie, a grandi en Ukraine. Étudiant, il monte sur les planches d’un studio-théâtre local, puis rapidement, il choisit de faire sérieusement du théâtre et part l’étudier au GITIS, une prestigieuse école de théâtre de Moscou. De retour à Kiev, il fonde le Théâtre Dakh – Centre d’art contemporain en 1994. En ukrainien, le mot « Dakh » signifie toit, là où tout a commencé : sur le toit d’immeubles de Kiev sa troupe jouait à l’air libre.
Le Théâtre Dakh s’est installé en bas d’un immeuble d’un quartier périphérique de la ville. Dans ce tout petit espace (pour guère plus de 60 personnes), que l’on pourrait qualifier de lieu alternatif, Vlad Troïtskyi s’est entouré de jeunes comédiens qu’il a formé. Alors que le théâtre s’enseigne en Ukraine dans des écoles poussiéreuses où les classiques prédominent, à l’image de la création théâtrale institutionnelle, pour Vlad Troïtskyi « le théâtre ne peut être pensé que dans un théâtre qui vit. » Cet acharnement à faire du théâtre envers et contre tout fait du Théâtre Dakh le haut lieu du renouveau théâtral à Kiev. Vlad Troïtskyi créé en 2004, le groupe de musique DakhaBrakha, un «ethno-chaos band» aux sonorités métissées qui mêlent musiques actuelles et musiques traditionnelle et folklorique. Il a lancé en 2007, l’immense GogolFest, festival qui, durant un mois, fait la fête avec les artistes ukrainiens et la jeunesse de Kiev. Un mois «de grandes vacances artistiques», dit-il.
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