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MORPHINE
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Auteur
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Mikhaïl Boulgakkov
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Metteur en scène
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Thierry ATLAN
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Lieu de représentation
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LUCERNAIRE
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Adresse |
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53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
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Tel : 01 45 44 57 34
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Dates et heures de représentation
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du 14 Avril au 12 Juin 2010
DU MARDI AU SAMEDI à 21h durée du spectacle : 1H10
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Invitations : du 27 avril au 13 mai Tarif préférentiel du 14 au 28 mai : 10 euros au lieu de 30 euros
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Résumé
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RUSSIE - 1917 Bomgard, un jeune médecin , reçoit la lettre d’un ancien ami de faculté, le docteur Poliakov. Ce dernier le supplie de lui venir en aide... Mais il est déjà trop tard. Avant de mourir, il lui lègue son journal : un récit vertigineux de sa dépendance à la morphine et le témoignage d’une détresse amoureuse qui peut conduire à la folie...
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Distribution
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AVEC : JASON CIARAPICA : ANNA KIRILOVNA MATHIAS MEGARD, : BOMGARD JéRéMIE MALAVOY : POLIAKOV
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Mise en scène
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Morphine est une nouvelle littéraire parfaite, étayée par la double expérience du jeune médecin Boulgakov et ce dont il s’affranchit: son addiction à la morphine. Sur fond de révolution russe, la course vers la mort de son héros Poliakov, crée chez le lecteur « beauté plus pitié » ce que Nabokov nommait la définition la plus proche de l’art. C’est de là que Bomgard, l’autre héros, le double, nous raconte et donne à voir la dépendance funeste du morphinomane. L’entrecroisement des climats littéraires et l’avancée vers la mort pour Poliakov sont les deux axes du spectacle. La solitude, la révolution russe, le sommeil, les paradis artificiels, le surhomme, Hamlet, l’expérience scientifique sur soi, la condition des médecins au fin fond de la Russie du début du XXème siècle sont autant de thèmes qui traversent et enrichissent Morphine. Les situations oniriques prennent le plus souvent l’apparence du féminin. Cette écriture clinique est composée de réalisme, de réalisme poétique, d’onirisme, et se pourrait bien être un manifeste scientifique avant l’heure, c’est sans doute la raison pour laquelle Bomgard décide de le publier...(Thierry Atlan) Boulgakov épure son texte jusqu'à la transparence, le vide de toute anecdote. Une nouvelle métallique et pointue comme cette aiguille qui inlassablement perce la peau et les veines du morphinomane. Et derrière cette apparente simplicité, c'est une autre histoire qu'il nous raconte. Celle de la Russie pendant la Révolution, la sienne propre, face aux événements qui le bouleversent. Merveille d'écriture, de maîtrise, d'autocensure et d'éloquence contrôlées, Morphine est un chef-d'oeuvre intemporel.
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Bio expresse
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L'oeuvre de M. Boulgakov (1891- 1940) a été longtemps méconnue en URSS à cause de la censure politique. Traduit en français depuis les années 60 Boulgakov se situe dans la tradition des grands écrivains russes. Inapte au service militaire, il est envoyé diriger un petit hôpital de campagne loin de Moscou. Il apprend par les journaux toujours vieux d’une semaine, les événements de la révolution d’octobre 1917. Boulgakov traverse cette époque en morphinomane. Il se désintoxique grâce à l’aide de son épouse qui réduit peu à peu la concentration des doses injectées. En 1920, il abandonne irrévocablement la médecine pour la littérature.Quand il compose Morphine Boulgakov a déjà une longue pratique d’écrivain. Bien qu’écrit en 1927, cette nouvelle relate des événements fictifs de 1917-18 mêlés à sa propre expérience de la morphine. Il vit alors de la rédaction d’articles et d’un petit travail au théâtre de Moscou obtenu par l’intermédiaire de Staline. Acculé par la censure, Boulgakov supplie Staline de le laisser créer librement ou d’émigrer...
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