LA PETITE FILLE DE L'HôTEL METROPOLE
Nom de l'auteur
Ludmila Petrouchevskaïa
Date de publication
05-02-2009
Auteur
Ludmila Petrouchevskaïa est née à Moscou en 1938. Elle a fait des études journalisme à l'Université d'État de Moscou et a commencé à écrire de la fiction au milieu des années 1960. Son premier ouvrage a été édité en 1972. Ensuite interdite de publication pendant dix ans, elle a gagné sa vie en tant que journaliste à la radio et à la télévision et en contribuant à de nombreux journaux et magazines littéraires. Lorsque ses pièces de théâtre ont finalement été mises en scène, elle a été reconnue comme l'une des meilleures dramaturges russes. En 1988, la publication de son recueil de nouvelles Immortal Love a été chaleureusement accueilli, aussi bien de la part des critiques que des lecteurs. En 1992, son roman La nuit m'appartient, a figuré sur la dernière liste de la sélection du Booker Prize russe. Il a ensuite été traduit dans plus de 30 langues et inscrit au programme de nombreuses universités comme l'un des ouvrages les plus importants du XXe siècle. Depuis lors, Petrouchevskaïa a publié près de 30 ouvrages et ses pièces ont été récompensées et montées sur de nombreuses scènes internationales.
Parallèlement à ses travaux littéraires, Ludmila Petrouchevskaïa s'est aussi essayée à la musique et à la peinture : ses peintures ont rejoint les collections du musée Pouchkine et du Musée russe de Saint-Pétersbourg. Elle a sorti son premier album de musique avec le groupe indépendant Inquisitorum en 2004.



Traduit du russe par Macha Zonina et Jean-Pierre Thibaudat






Résumé

C'est un roman d'apprentissage pas comme les autres que nous offre la russe Ludmila Petrouchevskaïa. On connaissait la dramaturge et la nouvelliste, voici qu'elle nous confie sa vie de petite fille.
Celle d'un petit être rebelle ballotté par la guerre au temps de Staline, se retrouvant
à hanter les couloirs de l'hôtel Métropole à Moscou, puis séparée de sa mère, envoyée dans un orphelinat perdu, chantant dans les rues pour un morceau de pain et grandissant à vue d'œil dans l'univers étroit d'un appartement communautaire.
On la retrouve plus tard, âgée de douze ans, séjournant dans une " maison de repos
pour enfants déficients " où l'attend l'éveil de l'amour en la personne de ce diable de Tolik. Et la voici enfin, étudiante, partant pour " un chantier communiste " dans les steppes du Kazakhstan (alors soviétique) pour d'autres aventures tout aussi originales au temps du collectivisme. Fragments vécus et tout autant romanesques, au cœur ou en marge d'une saga familiale, au fil d'une vie pleine de rebondissements.
Avec une précision brillante et des détails révélateurs, Petrouchevskaïa brosse le portrait de l'intelligentsia moscovite et de sa lutte pour survivre dans ce nouveau pays - ignorant et frappé par la pauvreté. L'auteur se remémore sa sublime grand-mère, dont le poète Vladimir Maïakovski était amoureux ; sa grand-tante, amante du chef d'état Mikhail Kalinine ; et son grand-père, un linguiste reconnu, l'un des pères du Cercle linguistique de Moscou. Ces personnages côtoient des voisins sans pitié qui attaquent sa grand-mère quand elle veut utiliser la salle de bain dans l'appartement communautaire, et frappent Ludmila s'ils la voient fouiller dans les restes de nourriture qui ont été jetés aux ordures. La petite fille de 8 ans grandit en compagnie de garçons sans pères, de mendiants et d'invalides de guerre qui peuplent les rues de Saratov (puis Kuibyshev) où sa famille vivait, en tant que réfugiés, pendant la guerre. À travers le prisme de l'histoire de sa famille, Ludmila Petrouchevskaïa dresse un portrait fascinant de l'ère de la Russie communiste.
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