1ER FESTIVAL D'OPERA CINEMATOGRAPHIQUE-BORIS GODOUNOV(ARCH)
OPERA-FILM-ART
Lieu de l'évenement
Cinéma Le Balzac 1 rue Balzac Paris 75008
Adresse du site officiel
www.cinemabalzac.com
Tel :   01 45 61 10 60
Dates de programmation

Du 4 au 18 Juin 2015

Jours et horaires
Le 9 juin à 20h : 
Boris Godounov de Moussorgski
Un film de Vera Stroeva (1954)
1h50 – couleur
En russe sous-titré en français

A propos
Un festival de films d’opéra montre la force nouvelle que prend l’opéra lorsqu’un artiste-réalisateur met tous les moyens du cinéma au service d’un point de vue.
La caméra magnifie le jeu des comédiens, peut s’approcher d’eux, ou reculer et capter la force expressive du peuple, comme dans le Boris Godounov de Stroeva tourné l’année de la mort de Staline.

Au cinéma, tout est possible, le play-back, le son direct, les différents cadrages, montages, mouvements de caméra, le plein air comme le studio...
Ce que l’opéra perd en spontanéité lorsqu’on l’éloigne de la scène, il le gagne en densité grâce au point de vue d’un grand réalisateur.

Pour ses débuts, Opéra-film-art montre des classiques du film d’opéra de grands cinéastes qui ont cru à la possibilité de donner à l’opéra une forme particulière pour le cinéma.
La première édition du festival propose une majorité de films en format 35 mm. C’est devenu aujourd’hui un luxe suprême et ce sera pour certains films probablement une dernière fois.
Programmation
Avec :
Alexander Pirogov, Nikandr Khanayev, Georgi Nelepp, Maxim Mikhailov, Ivan Kozlovsky.
Orchestre et choeurs du Bolchoï dirigés par Vassily Nebolsine.

Vera Stroeva a essayé de retrouver au cinéma l’esprit de l’interprétation par le Bolchoï de ce chefd’oeuvre, probablement en s’inspirant de la mise en scène réalisée en 1948.
Les scènes montrant le peuple souffrant comptent parmi les plus belles de ce film tourné l’année de la mort de Staline. La rencontre entre le tsar et l’innocent est très fidèle à celui de Moussorgski, qui fait une belle part au peuple.

On sait que le Boris de Moussorgski est bien moins avide de pouvoir que celui de Pouchkine, mais les regards dubitatifs saisis par la caméra entre des hommes du peuple lors de la profession de foi du nouveau tsar retrouvent un peu l’esprit critique originel.

Le film conserve une ambivalence en prenant parti pour le peuple tout en montrant la grandeur
et la force de la nation russe. L’acte polonais est réduit au duo entre Marina et le faux Dimitri ce qui resserre encore l’action entre le peuple et le tsar.
retour au sommaire
Copyright 2008 © Paris Moscou
Qui sommes nous | Annonceurs | Partenaires | Mentions légales | Plan du site contact