MIKAEL RUDY - PIANISTE
Date de l'interview
25-08-2014
Source
paris-moscou.com
Interview
P.M. Vous avez donné des récitals où la musique avait aussi un aspect visuel. Est-ce une conception que vous avez eue depuis toujours ?

M.R. Vous savez, je me suis toujours intéressé à différentes formes d'art, à la peinture européenne et orientale aussi bien qu'à la littérature, la poésdi et la philosophieet la musique dans toutes ses formes, anciennes et contemporaines et même le jazz, J'ai donné un concert avec le fondateur de Technominimal.

P.M. Effectivement vous avez donné un concert lors du Festival de Sully avec un pianiste de jazz, où d'ailleurs l'improvisation tenait une grande place.

M.R. C'est pour cela que toutes ces formes d'art m'ont toujours été familières et me sont venues aussi naturellement que la musique. Toute ma vie j'en été entouré; d'ailleurs  lorsque je suis arrivé à Paris pour le concours, j'ai découvert une ville russe historique en rencontrant la vieille Russie, j'ai rencontré et rencontre encore des gens incroyables qui appartiennent à un pan de culture qui a été occulté en URSS et que j'ai découvert à Paris : non loin de mon domicile se trouvent les endroits  où ont habité Bounine, Remizov, Zamiatine etc...Paris et le Côte d'Azur étaient des endroits où cette culture s'est ancrée plus que dans d'autres capitales.

P.M. Le projet était donc ancien ?

M.R. J'avais cette idée, j'étatis prêt,  mais à l'époque c'était assez mal vu de plus j'avais à faire mon développement personnel ; ce qui m a encouragé c 'est l'énorme  succès de la pièce "Le Pianiste" qui a été jouée 300 fois, en 7 langues et dans 12 pays différents. Cela m'a donné la conviction que les spectateurs seraient intéressés par des projets alternatifs. Bien sûr, parmi toutes les idées il y avait aussi des projets phares, comme Kandinsky et puis Chagall.

P.M. Comment s'est bâti le projet pour Moussorgsky-Kandinsky ?

M.R.J'ai consultée livre édité par la Fondation Kandinsky, les notes de Paul Klee ;  Kandinsky avait ; tout réglé, quasi mesure par mesure et cela a été conservé, j'ai pu consulter des livres et documents à Munich, ainsi qu'à
la bibliothèque du Centre Pompidou : ensuite il fallait convaincre de réaliser cela. Finalement tou s'est mis en place et c'est un spectacle qui a été donné beaucoup de fois.

P.M. Et pour Chagall ?

M.R. J'ai eu la chance de le rencontrer et je suis resté ami avec sa famille par la suite et c'est grâce à sa faille que j'ai pu avoir accès à  ses esquisses. Chagall avait la culture russe en lui mais il est devenu français : le plafond de l'opéra est du côté français, c'est pourqoie la musique de compositeurs français qui accompagne donc ces images, s'est imposée tout naturellement.

P.M. Vous allez continuer dans cette voie de musique et projections ?

M.R. Non, il ne faut pas considérer que c'est une voie : cela reste quelque chose d'exceptionnel.

P.M.  Tout comme Chagall vous avez aussi gardé votre identité russe mais russe vivant en France.

M.R. C'est exact, et j'ai gardé mon accent !


 

 

 
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