CINEMA LE BALZAC (ARCHIVE)
PROJECTIONS
Lieu de projection
1,rue Balzac - 75008 Paris
Adresse du site officiel
www.cinemabalzac.com
Tel :  01 45 61 10 60
Dates de programmation



Jeudi 09 Juin à 20 h

Khovantchina de Moussorgski

Mardi 14 Juin à 20 h
Boris Godounov de Moussorgski
A propos
Khovantchina de Moussorgski

Un film réalisé par Vera Stroeva ( 1959 ), avec Mark Reizen, Aleksei Krivchenia, Anton Grigoriev,
Maïa Plissetskaia, orchestre et choeurs de Bolchoï, dirigés par Egueni Svetlanov, 2h10.


Cinq ans après son fameux Boris Godounov et huit ans après son Prince Igor partiel, Vera Stroeva réalisa son dernier film d’opéra et saisit « l’opéra national russe » tel que l’on ne pourra sans doute plus jamais le reproduire. La caméra individualise puis réunit les visages d’un peuple simple, manipulé mais fort, qui passe en un instant de l’inquiétude à l’espoir. Quelques années après la mort de Staline, on sent que l’art permet tant aux solistes qu’aux membres du chœur, d’exprimer ouvertement le désarroi ou les ambitions que crée la fin relative d’une dictature. Svetlanov, âgé de trente ans, donne des couleurs splendides à la partition révisée par Chostakovitch et la danse de Maïa Plissetskaïa, jeune liane aux yeux immenses, ensorcelle le prince Ivan et les spectateurs.

Boris Godounov de Moussorgki

Un film réalisé par Vera Stroeva (1954), avec Alexander Pirogov, Nikandr Khanayev, Georgi Nelepp, Maxim Mikhailov, Ivan Kozlovsky, Larisa Avdeyeva, 110'

Alors que son mari, Grigori Rochal, avait tourné en 1949 une biographie de Moussorgski, Vera Stroeva a essayé de retrouver au cinéma l’esprit de l’interprétation du Bolchoï de ce chef d’œuvre de l’opéra, probablement en s’inspirant de la mise en scène du grand théâtre moscovite réalisée en 1948. Les scènes montrant le peuple souffrant comptent parmi les plus belles de ce film tourné l’année de la mort de Staline. La rencontre entre le tsar et l’innocent est dans ce même esprit, fidèle à celui de Moussorgski, qui fait une belle part au peuple. Le Boris de Moussorgski est bien moins affamé de pouvoir que celui de la nouvelle de Pouchkine, mais les regards dubitatifs saisis par la caméra entre des hommes du peuple lors de la profession de foi du nouveau tsar retrouvent un peu l’esprit critique originel. Derrière la splendeur de l’apparat et le culte de la personnalité, le film prend parti pour le peuple tout en montrant la grandeur et la force de la nation russe. L’acte polonais est  réduit au duo entre Mariana et le faux Dimitri ce qui resserre encore l’opposition entre le peuple et le tsar.

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