LA FIN DE L’HOMME ROUGE – DIX HISTOIRES AU MILIEU DE NULLE PART
Auteur
Svetlana Alexievitch
Metteur en scène
Stéphanie Loïk
Lieu de représentation
Théâtre de l'Atalante
Adresse
10 Place Charles Dullin, 75018 Paris
Tel :  01 46 06 11 90
Dates et heures de représentation

Du 6 janvier au 3 février 2019
lundi, jeudi et samedi à 19h00
mercredi et vendredi à 20h30
dimanche à 17h45

Relâches exceptionnelles :
mercredi 30, jeudi 31 janvier
et vendredi 1er février 2019


INVITATIONS : Les 9 et 11 Janvier

Résumé
Dix histoires au milieu de nulle part , créé en 2017, raconte la vie de femmes et d’hommes dans
la Russie et la Biélorussie d’aujourd’hui, sous l’ère de Vladimir Poutine et d’Alexandre Loukachenko.
Un travail à partir de plusieurs témoignages : sur un amour impossible entre une arménienne
et un azerbaïdjanais ; sur la difficulté de la vie des travailleurs tadjiks à Moscou ;
sur les questionnements des jeunesses russes et biélorusses.

La tragédie du peuple arménien
: La tragédie d’un immense amour, entre une arménienne et
un azerbaïdjanais, une vie empêchée par la sauvagerie de peuples qui auparavant étaient “frères”. Ce récit témoigne des conflits dans le Haut Karabakh, enclave peuplée d’arméniens en Azerbaïdjan. Entre 1988 et 1994, les Azéris et les Arméniens se sont affrontés ; à Soumgaït, un pogrom contre les Arméniens déclenche des vagues de violence ; Moscou prend le contrôle de la région.
.

Les idéologies des jeunesses russes et biélorusses
: Des jeunes se dressent face à un pouvoir totalitaire qui écrase les révoltes par la force.
Ils aspirent à la liberté des idées, au droit de pouvoir rêver, de pouvoir circuler hors de Russie
et de Biélorussie. Ils se revendiquent de la Révolution orange, de la Révolution des roses et d
e la Révolution des oeillets. Une autre jeunesse prône la restauration d’un Grand Empire.
Ils sont nationalistes, ils se nomment “les nachi”, les nôtres, la jeunesse pro-Poutine. Les valeurs slaves, orthodoxes, sont exaltées face au “délitement” européen.

Également, une nouvelle génération a grandi, celle qui a vingt ans aujourd’hui, avec une autre vision du monde mais qui lit de nouveau Marx et Lénine, qui porte des tee-shirts à l’effigie de Che Guevara. On appelle ces jeunes les romantiques de l’esclavage, les esclaves de l’utopie.
Distribution
Avec :
Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux, Elsa Ritter

Création lumière :
Gérard Gillot - Création musicale, chef de chœur : Jacques Labarrière
Chants russes : Véra Ermakova - Assistante à la mise en scène et régie son : Ariane Blaise
Assistant Compagnie : Igor Oberg - Film  : Jean-Christophe Leforestier
Bio expresse
Svetlana Alexievitch écrit à partir d’interviews de femmes et d’hommes de tous âges et de toutes conditions sociales, russes et biélorusses ayant vécu ou non l’ère soviétique.

Dans ce magnifique requiem, elle réinvente une forme littéraire polyphonique, singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins : des humiliés et des offensés, des gens de bien, d’autres moins biens, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd’hui, des citoyens résistant à l’instauration de nouvelles dictatures ou se revendiquant de ces dictatures.

Sa méthode : poser des questions non sur la politique, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse, sur la musique, les danses, les coupes de cheveux, sur les milliers de détails d’une vie.

« C’est la seule façon d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose.
L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge.
Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire, et non d’une historienne »
.(Svetlana Alexievitch)
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